Histoire et environnement

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Histoire

La chaîne des étangs de Hollande se situe, d’est en ouest, au niveau des communes de Saint-Léger-en-Yvelines, des Bréviaires et du Perray-en-Yvelines.
Les étangs de cette chaîne sont : le grand étang de Hollande (18 ha), le petit étang de Hollande (15 ha), l’étang de Bourgneuf (27 ha), l’étang de Corbet (27 ha), l’étang de Pourras (44 ha) et l’étang de Saint-Hubert (45 ha).

Les étangs de Hollande n'ont rien de néerlandais : leur nom est un dérivé d'Orlande, du nom du domaine du Sieur d’Orlande qui comprenait un château, des bois et des étangs.

Totalement artificiels, ils ont été endigués il y a plus de trois siècles afin d’alimenter les grandes eaux de Versailles. Dès 1683, à la demande de Louis XIV et sous la conduite de Vauban, des travaux spectaculaires sont réalisés et un nouveau système d’étangs, dits supérieurs, est développé.

Quelques repères
- La chaîne des étangs s’étend sur 5,2 kilomètres 
- Plus de 150 hectares sont en eau
- En 1948, l’Union Sportive des Yvelines est créée et dès le mois de juin on assiste aux premières baignades sur le grand étang de Hollande
- C’est en 1977 que le réseau est déconnecté de la partie des ouvrages le reliant au château de Versailles
- Les 6 étangs de la chaîne font partie du domaine de l’État qui, en 1984, en a délégué la gestion au Syndicat Mixte d’Aménagement et de Gestion des Étangs et Rigoles (SMAGER)

La faune

Les zones humides naturelles présentent un patrimoine biologique et écologique très fort. Elles accueillent de nombreuses espèces végétales spécifiques à ce type de milieu et constituent un habitat pour de nombreuses espèces animales : oiseaux, libellules, poissons, amphibiens... Plusieurs espèces d’oiseaux utilisent les roselières des étangs lors de leur halte migratoire et pour la reproduction.

Les oiseaux

Le site est compris dans la Zone de Protection Spéciale (ZPS) « Massif de Rambouillet et des zones humides proches » au titre de la directive Oiseaux. 
Environ 250 espèces d'oiseaux le fréquentent,  ce qui représente la moitié des oiseaux hivernant en Île-de-France et 60 % des oiseaux nicheurs de la région. 
On peut facilement y observer : 
Le Canard colvert (Anas platyrhynchos), le Héron cendré (Ardea cinerea), le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), la Grande Aigrette (Ardea alba), la Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus) ou le Foulque macroule (Fulica atra)… et, avec un peu de chance, le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus).

Les libellules

44 espèces d'odonates sont répertoriées sur le site, soit 74 % des espèces observées en Île-de-France.
On peut souvent y voir : 
L'Agrion élégant (Ischnura elegans), l'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum) et l'Aeshne bleue (Aeshna cyanea). À l’inverse, l'Anax empereur (Anax imperator), une libellule aux reflets turquoise plus rare puisqu’inscrite sur la liste rouge mondiale des espèces menacées, est présente aux étangs.

Les poissons

Quelques espèces présentes : 
Le Brochet (Esox lucius), la Carpe (Cyprinus carpio), le Gardon (Rutilus rutilus), la Perche (Perca fluviatilis) ou encore le Sandre (Stizostedion lucioperca)



La flore

Totalement artificiel à sa création il y a plus de trois siècles, le réseau des étangs et rigoles s’est aujourd’hui totalement intégré au milieu naturel qui l’entoure et forme un vaste écosystème de 600 hectares constitué de forêts et d’étangs dans lequel les espèces viennent trouver calme, refuge et protection.
C’est une des premières zones humides d’Île-de-France, inscrite au réseau Natura 2000, qui constitue un véritable écrin de nature. On y trouve une végétation spécifique aux sous-bois, plans d’eau et roselières. 

3 plantes sont emblématiques de ce secteur.

  • La Baldingère faux-roseau ou Alpiste faux-roseau (Phalaris arundinacea)
    Herbacée vivace aux rhizomes allongés, écailleux, et aux tiges dressées - fortes, de 80 cm à 2 m de haut - elle fleurit de mai à juillet.
  • La Salicaire commune (Lythrum salicaria)
    Vigoureuse et élancée, de 70 cm à 1,5 m de haut, elle s’ouvre en grappes dressées. Ses tiges portent à leur extrémité des épis de fleurs pourpres, en juillet et août, et son feuillage est dense avec des feuilles ovales, étroites et pointues.
  • Le Jonc épars aussi appelé Jonc spiralé, tortueux ou encore diffus (Juncus effusus)
    Souvent cultivé comme plante ornementale, il forme des rhizomes souterrains traçants qui produisent des touffes de tiges atteignant de 40 à 80 cm. Les tiges sont dressées et creuses, les feuilles sont réduites à des gaines basilaires rousses et sa floraison - de toutes petites fleurs de 2 mm - a lieu de mai à septembre.