Association Environnement

Bullion

Sébastien Grangeon

« De quelques ruches au départ, je préside aujourd’hui le Conservatoire de l’Abeille Noire d’Île-de-France ! »

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SON ACTIVITÉ

Il est aussi jeune que les premiers pas de l’Homme sur la lune ! Professeur d’Éducation Physique et Sportive (EPS) au collège de Saint-Arnoult-en-Yvelines depuis 25 ans, il est ancré dans le sud Yvelines depuis sa naissance. Natif d’Émancé, il habite aujourd’hui à Bullion.
Il cultive l’intérêt pour la nature et le partage avec les autres. C’est tout naturellement qu’il est entré en apiculture comme on entre en religion. De quelques ruches au départ, il préside le Conservatoire de l’Abeille Noire d’Île-de-France (CANIF) depuis 2009. Le conservatoire est une association qui œuvre pour la préservation et le développement de l’abeille locale mise en danger par l’importation d’autres lignées européennes. 
En 2012, avec Marc Ménager - alors conseiller communautaire à la communauté d’agglomération - et Jean Mola, responsable du Développement durable, ils ont monté le projet « Une commune, une ruche ». C’est ainsi qu’est né le rucher pédagogique de Rambouillet Territoires. Depuis, les membres de l’association proposent des présentations du monde de l’abeille aux écoles qui en font la demande auprès de la communauté d’agglomération. Parfois, ce sont les écoliers qui viennent sur le rucher, cela permet aux enfants de se familiariser avec l’insecte et de les sensibiliser au rôle joué par l’abeille dans notre écosystème.

SES PROJETS

Idéalement, le CANIF pourrait étendre les présentations actuelles, faites à un public scolaire, à un public plus large, les habitants des communes du territoire par exemple…
Autre projet, qui a déjà abouti en partie, augmenter la taille du rucher de Rambouillet Territoires et passer de 25 à 36 ruches. Au-delà de la symbolique - avoir autant de ruches que de communes au sein de l’intercommunalité - cela a permis d’ouvrir un 2e site : le 1er rucher se trouve en périphérie du parc d’activités Bel Air - La Forêt (Gazeran), le second dans le bois de Mainguérin (Ablis).
L’implantation sur un 2e site était nécessaire car, si cela assure les ressources nécessaires aux abeilles, cela permet aussi de limiter les risques de pertes liées à des agents pathogènes ou à l’attaque d’espèces invasives (frelon asiatique…). Ne reste maintenant plus qu’à s’occuper des quelque 500 000 abeilles du rucher (à raison d’environ 50 000 abeilles par ruche) et de leur production !
Le CANIF continue également de travailler en bonne intelligence avec les agriculteurs voisins des ruchers. À Gazeran par exemple, M. Carré, qui a des champs à proximité du parc d’activités, a fait pousser une jachère mellifère d'automne l’an passé et cela a facilité l'hivernage. Les membres du conservatoire l’en remercient.

MON ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR LE TERRITOIRE

« Un lieu que j'affectionne particulièrement se situe dans le bois de Rochefort…
Fin août, il est très agréable de se retrouver entre copains, affalés dans nos fauteuils en palette, les ruches au milieu de la bruyère en fleur, satisfaits du devoir accompli, et de pouvoir décapsuler une bière bien fraîche en contemplant le paysage !
Je me sens bien ici, c’est une chance de pouvoir élever mes trois garçons dans une région boisée où serpentent des ruisseaux : un véritable havre de bonheur à deux pas de la capitale. »

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